Les risques couverts et les prestations proposées

De nombreuses personnes (particuliers, entreprises) souscrivent, sans que la législation les y oblige, des contrats apportant aux bénéficiaires un complément de protection. Dans la pratique, pour désigner ces assurances non obligatoires, les professionnels utilisent le terme générique de "prévoyance”. L’assurance “perte d’emploi” constitue également une opération de prévoyance.

1. Assurance décès

Lorsque les contrats décès sont souscrits par les entreprises, le conjoint bénéficiaire d’une rente de conjoint perd automatiquement le bénéfice de la rente s’il se remarie. Le contrat peut comporter une disposition contraire. Pour les compagnies d’assurance, les garanties décès des contrats de groupe bénéficient en principe au conjoint “au moment du décès”. L’ex-conjoint n’est pas bénéficiaire. Il ne peut être protégé que par une modification de la clause bénéficiaire – si elle est possible - ou par une assurance individuelle.

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2. Garanties incapacité et invalidité

En matière d’incapacité, il n’existe pas de classification unique s’imposant à l’ensemble des prestataires. Chaque compagnie utilise sa propre terminologie pour déterminer sa classification d’incapacité.

En règle générale, les assureurs classent l’état d’invalidité dans 3 catégories qui ne correspondent pas forcément aux catégories définies par la Sécurité sociale.

La garantie incapacité temporaire totale (ITT) couvre les risques de maladie et d’accident en cas d’incapacité de plus de 30 jours. Elle prévoit généralement l’allocation d’indemnités journalières versées en pourcentage du salaire. Un délai de franchise variable en fonction du risque (30, 60 ou 90 jours) est toujours prévu.

Fréquemment, une couverture des risques d’arrêt maladie complète ce contrat à compter du 10e, du 3e, voire du 1er jour. De très nombreuses conventions collectives de branche prévoient cette indemnisation. Il s’agit du risque “mensualisation” financé à 100 % par l’entreprise.

La garantie d’invalidité permanente totale (IPT) prévoit le paiement par l’assureur d’une rente, voire d’un capital. Les prestations sont versées jusqu’à l’âge de la retraite (en général 60 ou 65 ans). Dans le cas où l’assuré retrouve tout ou partie de ses capacités antérieures, les prestations peuvent s’arrêter. Ce n’est pas le cas pour l’invalidité absolue et définitive (voir ci-après).

L’invalidité absolue et définitive (IAD) se définit comme une altération irréversible de la santé qui atteint un degré tel que l’invalide se trouve dans l’incapacité d’assurer les actes courants de la vie quotidienne sans l’assistance d’une tierce personne.

L’IAD ne produit ses effets (les mêmes qu’en cas de décès) qu’après reconnaissance résultant d’un examen médical. Le versement des prestations est plus ou moins étalé dans le temps.

Cette garantie se substitue à la garantie décès. Ainsi, au décès de l’invalide, les capitaux ayant été versés à l’assuré, le bénéficiaire ne touche plus rien.

Remarque

Le paiement des prestations en cas de réalisation du risque n’a pas d’incidence sur le déroulement du contrat, qui poursuit ses effets pour toutes les autres garanties. Il s’accompagne d’une exonération de cotisations.

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3. Assurance complémentaire médico-chirurgicale

Les modalités des garanties en matière de santé sont nombreuses et diverses. Elles font l’objet d’appellations peu standardisées.

Toutes les garanties accordées en ce domaine sont, par principe, complémentaires de celles accordées par la Sécurité sociale, leur objectif étant d’en compléter les prestations.

Les remboursements sont assez souvent de type “différentiel”, en ce sens qu’ils représentent tout ou partie de la différence entre le remboursement de la Sécurité sociale et le coût effectivement supporté par le malade.

Les contrats se distinguent les uns des autres selon l’assiette du remboursement : honoraires réellement payés ou honoraires dans la limite d’une, deux ou “n” fois le tarif de convention retenu par la Sécurité sociale, que celle-ci ait accordé ou refusé le remboursement.

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4. Garantie dépendance

La dépendance est appréciée par les assureurs en fonction de l’impossibilité ou de la difficulté rencontrée par une personne âgée d’effectuer certains actes essentiels de la vie (s’alimenter, se déplacer, se laver, s’habiller, etc.).

En règle générale, la souscription d’un contrat d’assurance dépendance est ouverte aux personnes dont l’âge n’est pas trop avancé (souvent moins de 75 ans) et présentant un état de santé satisfaisant.

Les prestations versées lorsque l’état de dépendance est reconnu prennent principalement la forme d’une rente, dont le montant diffère selon le degré de dépendance et la formule de contrat choisie. Peuvent s’ajouter : un capital, destiné, par exemple, à faire face à des aménagements du logement, et des services d’assistance.

Remarque

La fédération française des sociétés d’assurance a créé un label spécifique “GAD – Assurance dépendance”, destiné à donner une meilleure lisibilité des garanties proposées par les contrats et à faciliter ainsi leur comparaison.

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5. Le maintien des garanties

Depuis, ce dispositif a été renforcé.

Le maintien des garanties est désormais gratuit pour les ex-salariés, le financement du dispositif étant supporté par l’entreprise et les salariés en activité.

Remarque

Le salarié a la possibilité de renoncer, par écrit, au maintien des garanties du contrat d’entreprise. Cette renonciation est définitive.

En cas de résiliation ou de non renouvellement, les règles diffèrent selon que le contrat souscrit est à adhésion obligatoire ou à adhésion facultative.

Remarque

Les contrats de prévoyance complémentaire obligatoire garantissant des risques décès, incapacité de travail et invalidité doivent comporter une clause de maintien de la garantie décès en cas d’incapacité de travail ou d’invalidité. Cette garantie décès est également maintenue en cas de résiliation du contrat d’assurance pour les adhérents bénéficiant des rentes d’incapacité ou d’invalidité en cours de service.

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