Comme n’importe quelle assurance, les garanties complémentaires et surcomplémentaires ont un coût. Ici, comme ailleurs, le prix payé s’appelle “prime”, encore que ce terme soit souvent remplacé par celui de “cotisation”.
Le montant de la prime est fonction de la situation de l’assuré (ou du groupe, dans le cadre d’une assurance collective), de la nature des risques garantis et du niveau des prestations accordées.
Dans le cadre d’une assurance collective et à la différence de ce qui se passe dans le domaine de l’assurance individuelle, il n’existe pas de tarif fournissant une référence claire aux assurables.
Le groupe assuré se définit essentiellement par :
On appelle âge actuariel l’âge moyen du groupe au regard des risques assurés. Cet âge actuariel n’est pas égal à la moyenne arithmétique des âges des différentes personnes travaillant dans l’entreprise. En effet, si l’on considère deux personnes ayant respectivement 30 et 60 ans :
L’état de santé potentiel du groupe est apprécié en fonction de divers critères, parmi lesquels figurent le travail effectué, la proportion hommes/femmes et le nombre de personnes présentes au travail lors de la conclusion du contrat.
L’importance du groupe influe sur la tarification. Dans un groupe important, la division des risques est plus grande. En outre, on peut penser que l’antisélection joue moins.
Les primes demandées par l’assureur vont donc évidemment être d’abord fonction des risques couverts. En pratique, la prime correspondant à un bouquet de garanties est égale au total des primes correspondant aux diverses garanties en cause.
Bien évidemment, pour un même risque, la prime sera également fonction de l’importance de la garantie accordée. Ainsi, pour la couverture des indemnités journalières complémentaires, la prime sera-t-elle plus ou moins élevée si la garantie souhaitée correspond à 100 % du salaire ou moins.
Dans la pratique, des franchises plus importantes et des garanties plus faibles en matière de “petit risque” constituent un moyen de faire baisser le montant des primes sans sacrifier l’essentiel.
| [Haut de page] |
En assurance individuelle, le paiement des primes incombe au souscripteur qui, en règle générale, est également l’assuré. Néanmoins, rien n’empêche tout intéressé de payer les primes à sa place.
Dans le cadre de la prévoyance en entreprise, c’est toujours l’entreprise qui verse les primes à l’organisme assureur. Ces primes sont généralement payées trimestriellement, à terme échu. Les versements ainsi effectués à la fin de chaque trimestre constituent des cotisations prévisionnelles régularisées en fin d’année en fonction de l’évolution subie en cours d’année par la masse salariale de l’entreprise :
| [Haut de page] |
Pour apprécier le poids exact du coût de la prévoyance collective en entreprise, il convient de ne pas oublier que les primes correspondantes peuvent, sous certaines conditions, être passée en charges et viennent donc diminuer le bénéfice imposable. De même, sous d’autres conditions, elles ne supportent pas de cotisations sociales.
S’agissant des indépendants, la loi Madelin leur permet de déduire de leur bénéfice imposable, sous certaines conditions et dans certaines limites, les cotisations versées.
| [Haut de page] |