L’ISF étant calculé sur la valeur nette du patrimoine imposable, il convient de déterminer la valeur des biens (autres qu’exonérés) appartenant au foyer fiscal. Les dettes afférentes aux biens imposables sont elles-mêmes déductibles de la valeur de ces biens.
1. Biens imposables
Sauf ceux exonérés, tous les autres biens, valeurs ou droits appartenant aux membres du foyer fiscal, sont imposables à l’ISF :
pour leur valeur vénale au 1er janvier de l’année d’imposition,
sauf règles d’évaluation propres à certains biens.
Modalités d’évaluation :
d’après leur valeur vénale réelle au 1er janvier, pour les immeubles, après (suite à l’“arrêt Fleury”) abattement forfaitaire de 30 %, pour la résidence principale,
selon les mêmes règles que pour les droits de succession, pour les meubles meublants,
pour les actions et obligations cotées, au choix du contribuable : ou bien selon le dernier cours connu de l’année précédant celle de l’imposition, ou bien selon la moyenne des 30 derniers cours précédant le 1er janvier de l’année d’imposition (sans abattement quelconque possible),
pour leur dernière valeur de rachat connue au 1er janvier, à l’exclusion de toute autre méthode, pour les actions et parts de SICAV et de FCP,
pour leur montant nominal, quelles que soient les modalités de paiement des intérêts (y compris lorsque ces intérêts sont payés d’avance), pour les bons du Trésor et assimilés,
pour leur montant nominal (+ intérêts restant à payer au 1er janvier), s’agissant des créances.
Seules sont déductibles les dettes afférentes à des biens imposables :
à la charge du contribuable (ou d’un autre membre du foyer fiscal) au 1er janvier de l’année d’imposition,
à l’exclusion des dettes échues depuis plus de 3 mois au 1er janvier, car présumées remboursées (la preuve contraire peut cependant être apportée).
Les contribuables doivent joindre à leur déclaration les éléments justifiant l’existence, l’objet et le montant des dettes qu’ils déduisent.
Principales dettes déductibles (liste non limitative)
Emprunts (immobiliers ou de consommation)
Déduction pour un montant égal au capital restant dû au 1er janvier (+ intérêts restant à payer).
Pension alimentaire
Déduction, pour sa valeur de capitalisation, lorsque le paiement de la pension résulte d’une décision judiciaire (jugement de divorce, par exemple).
Découvert bancaire
Certains impôts – Pour le montant de l’impôt restant à payer au 1er janvier. Par exemple :
ISF lui-même,
IR dû au titre de l’année précédente,
taxe d’habitation,
taxes foncières,
droits de succession et de donation.
Dettes
Déduction des dettes restant à régler envers des prestataires de services ou entrepreneurs de travaux, lorsque les factures ou notes d’honoraires sont antérieures au 1er janvier.