| Plus-values mobilières : nouvelles modalités d'imposition |
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Depuis le 1er janvier 2010, la taxation des plus-values sur valeurs mobilières s'est alourdie : celles-ci continuent d'être exonérées d'impôt sur le revenu en deçà d'un certain seuil mais elles sont désormais systématiquement soumises aux prélèvements sociaux. Cette modification a des répercussions sur la prise en compte des moins-values. Maintien du seuil d'imposition au regard de l'impôt sur le revenu Les plus-values dégagées à la suite de la cession de valeurs mobilières sont imposables à l'impôt sur le revenu uniquement lorsque le montant des cessions excède chaque année un certain seuil. Ce seuil est fixé à 25 730 € pour l'imposition des plus-values réalisées en 2009 et a été actualisé à 25 830 € pour celles qui seront réalisées en 2010. En cas de franchissement de ce seuil de cession (ou seuil de taxation), les gains nets sont imposables au taux de 18 %.
Nouveauté 2010 : prélèvements sociaux dus dès le 1er euro de cession Si le principe d'imposition des plus-values au regard de l'IR n'est pas modifié, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010 a en revanche étendu le champ d'application des prélèvements sociaux. Ceux-ci sont dus :
L'ensemble des prélèvements sociaux (CSG, CRDS, prélèvement social + taxes additionnelles) est égal à 12,1 %, soit, le cas échéant, un taux global d'imposition de 30,1 %.
Aménagement du régime d'imputation des moins-values Nous l'avons vu, le régime fiscal (IR) est désormais déconnecté du régime social (prélèvements sociaux). Les moins-values d'une année doivent désormais êtres comptabilisées distinctement pour pouvoir les prendre en compte ultérieurement. Au regard de l'Impôt sur le revenu, le principe général de compensation est que les moins-values subies au cours d'une année sont imputables sur les plus-values de même nature réalisées au cours de la même année ou des 10 années suivantes. Mais rappelons que les pertes et les gains concernés doivent uniquement résulter d'opérations imposables, cette condition étant notamment remplie lorsque le seuil de cession évoqué précédemment est dépassé. Enfin, les moins-values les plus anciennes s'imputent en priorité. En revanche, s'agissant des prélèvements sociaux, les moins-values subies au cours d'une année sont désormais imputables sur les plus-values de même nature réalisées au cours de la même année ou des 10 années suivantes et ce, quel que soit le montant annuel des cessions. Attention, seules les moins-values constatées à partir de 2010 pourront bénéficier de ce régime d'imputation.
Obligations déclaratives Que le seuil de cession ait été ou non franchi, les plus et moins-values doivent être mentionnées sur la déclaration de revenus. L'administration fiscale peut ainsi vérifier le suivi des moins-values reportables et procéder au recouvrement des prélèvements sociaux. |
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