| Loi de finances rectificative pour 2012 : les principales mesures |
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La 2e loi de finances rectificative pour 2012 a été adoptée le 31 juillet dernier, elle constitue le premier texte fiscal important du quinquennat Hollande. Plusieurs mesures reviennent sur des dispositions phares adoptées sous le gouvernement Fillon. Voici celles intéressant les particuliers. Avantages sociaux et fiscaux liés aux heures supplémentaires Les allègements de charges sociales patronales portant sur les heures supplémentaires effectuées par les salariés, instaurés par la loi TEPA en 2007, sont supprimés à compter du 01.09.2012, sauf dans les entreprises de moins de 20 salariés. Les charges sociales salariales dues sur ces heures supplémentaires seront rétablies à cette même date quelle que soit la taille de l'entreprise. Sur le plan fiscal, ces mêmes heures supplémentaires, effectuées à compter du 01.08.2012, ne bénéficient plus de l'exonération d'impôt sur le revenu instaurée en 2007, quelle que soit la taille de l'entreprise. ISF : instauration d'une contribution exceptionnelle Les personnes redevables de l'ISF en 2012, à savoir celles dont le patrimoine net imposable est supérieur à 1,3 million d'euros, vont être assujetties à une contribution exceptionnelle sur la fortune supplémentaire. Cette contribution est calculée selon le barème progressif de l'ISF qui était en vigueur en 2011, à savoir :
En pratique :
Le gouvernement a annoncé qu'il engagerait une réforme de l'ISF en 2013. Droits de succession et droits de donation
L'abattement personnel applicable pour le calcul des droits de succession et de donation sur la part de chacun des ascendants et enfants vivants ou représentés est abaissé à 100 000 €, contre 159 325 € jusqu'à maintenant. L’abattement spécifique au profit des personnes handicapées est maintenu à son niveau actuel de 159 325 €. Cette mesure s'applique aux donations consenties et aux successions ouvertes à compter du 17.08.2012.
Il est mis fin à l'actualisation annuelle des différents abattements applicables en matière de droits de succession et de donation et des barèmes d'imposition.
Le délai de rappel fiscal des donations antérieures consenties entre les mêmes personnes est porté à 15 ans, contre 10 ans jusqu'à maintenant. Le mécanisme de lissage, adopté en juillet 2011 (1ère loi de finances rectificative pour 2011), lors du passage de ce délai de 6 à 10 ans, est supprimé. Cette mesure s'applique aux donations consenties et aux successions ouvertes à compter du 17.08.2012. Relèvement de la taxe sur les logements vacants Les taux d'imposition de la taxe sur les logements vacants sont respectivement portés :
Ce relèvement s'applique pour les impositions établies à compter de 2013. Abrogation de la "TVA sociale" Le relèvement du taux normal de TVA, de 19,6 % à 21,2 %, qui devait être effectif à compter du 1er octobre prochain, est annulé. La baisse de la cotisation patronale pour la branche famille de la Sécurité sociale, qui avait été décidée concomitamment à ce relèvement, est également annulée. Doublement de la taxe sur les transactions financières Le taux de la taxe sur les acquisitions de titres de capital ou assimilés instaurée par la précédente majorité dans le cadre de la 1ère loi de finances rectificative pour 2012 est doublé. Il passe ainsi de 0,1 % à 0,2 % au 01.08.2012. Épargne salariale, stock-options et retraites chapeaux : durcissement des prélèvements sociaux Le taux du forfait social, à la charge de l'employeur, sur les différentes formes d'épargne salariale (intéressement, participation, abondement des employeurs aux plans d'épargne entreprise, etc.) et sur les cotisations de retraite supplémentaire versées par les entreprises est porté à 20 % à compter du 01.08.2012, contre 8 % auparavant. Les prélèvements sociaux sur les stock-options et les attributions gratuites d'actions sont augmentés :
Enfin, la contribution spécifique des entreprises due sur les contrats de retraite supplémentaire à prestations définies est fortement relevée :
Assujettissement des revenus immobiliers des non-résidents aux prélèvements sociaux Les revenus que les non-résidents tirent de biens immobiliers situés en France (loyers ou plus-values) sont désormais soumis aux prélèvements sociaux, au taux global de droit commun de 15,5 % actuellement. Cette mesure s'applique :
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