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Comme chaque fin d'année, les lois de finances, de finances
rectificative et de financement de la Sécurité sociale
apportent leurs lots de nouvelles mesures d'ordre fiscal et social.
Voici les principales mesures intéressant les particuliers
contenues dans ces trois textes.
- Impôt
sur le revenu : barème 2008
- Impôt
sur le revenu : prime pour l'emploi, déductions, réductions
et crédits d'impôt
- Solidarité
fiscale des époux
- Fiscalité
des valeurs mobilières
- Traitements
et salaires
- Adhésion
à un centre de gestion agréé
- ISF
- Successions,
donations et droits d'enregistrement
- Redevance
audiovisuelle
- Impôts
locaux
- Mesures
sociales
Impôt sur le revenu
: barème 2008
Les limites des tranches du barème de l'impôt 2008
applicable aux revenus 2007 sur le revenu sont revalorisées
de 1,3 % :
| Tranches en
euros |
Taux d'imposition |
Jusqu'à
5 687 €
Entre 5 687 et 11 344 €
Entre 11 344 et 25 195 €
Entre 25 195 et 67 546 €
Au-delà de 67 546 € |
0 %
5,5 %
14 %
30 %
40 % |
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Impôt sur le
revenu : quotient familial, prime pour l'emploi, déductions,
réductions et crédits d'impôt
Quotient familial et veufs
Les règles de détermination du quotient familial
des veufs ayant des personnes à charge sont modifiées.
Ainsi, les veufs ayant personne(s) à charge autre que des
enfants issus du mariage pourront bénéficier d'un
quotient familial de 2 parts (contre 1 part auparavant). Cette nouvelle
disposition s'applique à compter de l'imposition des revenus
de 2008.
Prime pour l'emploi : relèvement des montants
Les limites et seuils de revenus pris en compte pour l'attribution
de la prime pour l'emploi sont relevés de 1,3 %. En outre,
le versement de la prime sous forme d'acomptes mensuels sera optionnel
à compter du 01.01.2009
Télédéclaration : prorogation de la réduction
d'impôt pour les primo-déclarants
La réduction d'impôt de 20 € en faveur des contribuables
qui déclarent leurs revenus par voie électronique
est reconduite pour les impositions des revenus des années
2007 à 2009. Cependant, l'avantage est maintenant limité
aux seuls contribuables qui effectuent pour la première fois
cette démarche.
Réduction d'impôt au titre des dons : dispense
de production de justificatifs pérennisée
Les contribuables qui effectuent leur déclaration par Internet
sont dispensés de produire des justificatifs pour obtenir
la réduction d'impôt au titre des dons et celle au
titre des cotisations syndicales. Cette dispense, instituée
de façon temporaire, est désormais pérennisée.
Réduction d'impôt au titre des dons : élargissement
des dépenses éligibles
Sont désormais éligibles au dispositif de réduction
d'impôt au titre des dons réalisés par les particuliers,
les sommes versées aux organismes publics ou privés
dont la gestion est désintéressée et qui ont
pour activité principale la présentation d'oeuvres
dramatiques, lyriques, musicales, chorégraphiques, cinématographiques
et de cirque ou l'organisation d'expositions d'art contemporain.
Cette mesure s'applique aux dons effectués à compter
du 01.01.2008.
Réduction d'impôt au titre des travaux de conservation
ou de restauration d'objets classés
Il est institué une réduction d'impôt sur
le revenu au titre des travaux de conservation ou de restauration
engagés par les propriétaires d'objets mobiliers classés
monuments historiques. Le taux de la réduction est de 25
% des sommes versées et restant à la charge du propriétaire
retenues dans une limite annuelle de 20 000 €.
Les dépenses doivent être engagées dans le
cadre de travaux autorisés par les services de l'Etat et
l'objet restauré doit être exposé au public
pendant au moins 5 ans.
Cette mesure s'applique aux dépenses effectuées à
compter du 01.01.2008.
Résidence principale : crédit d'impôt
au titre des intérêts d'emprunt
La loi du 21.08.2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir
d'achat ("paquet fiscal") a institué un crédit
d'impôt sur le revenu au titre des intérêts d'emprunt
contractés pour financer l'acquisition ou la construction
de la résidence principale. La loi de finances pour 2008
renforce le dispositif.
Le crédit d'impôt est égal à
- 40 %, pour les intérêts payés la première
annuité de remboursement,
- et 20 % pour les intérêts payés les
4 annuités suivantes.
Les intérêts sont retenus dans une limite annuelle
de :
- 3 750 € pour une personne seule (7 500 €
si cette personne est handicapée),
- et 7 500 € pour un couple soumis à imposition
commune (15 000 € si l'un des membres du couple
est handicapé),
- + 500 € par personne à charge.
Les 5 premières annuités sont décomptées
à partir de la date de mise à disposition des fonds
emprunts.
En outre, selon les diverses déclarations du gouvernement,
la mesure s'appliquerait aux prêts immobiliers accordés
à compter du 06.05.2007.
Exemple 1
Carole et François achètent en septembre 2007 un
appartement d'une valeur de 300 000 €. Cette acquisition est
financée au moyen d'un prêt sur 15 ans à un
taux de 4 %. Ils commencent à verser leur première
mensualité le 4 octobre 2007.
| (montants
en euros) |
2007 |
2008 |
2009 |
2010 |
2011 |
2012 |
| Intérêts
versés chaque année |
2 988 |
11 580 |
10 968 |
10 332 |
9 663 |
6 795 |
| .
dont afférent à la 1ère annuité |
2 988 |
8 742 |
|
|
|
|
| Plafond
annuel |
7 500 |
7 500 |
7 500 |
7 500 |
7 500 |
7 500 |
| Nombre
de mensualités éligibles |
3 |
12 |
12 |
12 |
12 |
9 |
| Montant
du crédit d'impôt |
1 195 |
3 000 |
1 500 |
1 500 |
1 500 |
1 359 |
| .
dont crédit d'impôt à 40 % |
1 195 |
3 000 |
|
|
|
|
| .
dont crédit d'impôt à 20 % |
|
- |
1 500 |
1 500 |
1 500 |
1 359 |
Exemple 2
Patrick, célibataire, achète 100 000 € un studio
à Paris. Cette acquisition est financée au moyen d'un
prêt sur 15 ans à un taux de 4 %. Son premier remboursement
intervient le 15 octobre 2007.
| (montants
en euros) |
2007 |
2008 |
2009 |
2010 |
2011 |
2012 |
| Intérêts
versés chaque année |
996 |
3 860 |
3 656 |
3 444 |
3 221 |
2 265 |
| .
dont afférent à la 1ère annuité |
996 |
2 914 |
|
|
|
|
| Plafond
annuel |
3 750 |
3 750 |
3 750 |
3 750 |
3 750 |
3 750 |
| Nombre
de mensualités éligibles |
3 |
12 |
12 |
12 |
12 |
9 |
| Montant
du crédit d'impôt |
398 |
1 333 |
731 |
689 |
644 |
453 |
| .
dont crédit d'impôt à 40 % |
398 |
1 166 |
|
|
|
|
| .
dont crédit d'impôt à 20 % |
|
167 |
731 |
689 |
644 |
453 |
Véhicules non polluants : suppression du crédit
d'impôt
Le crédit d'impôt accordé au titre des achats
de véhicules non polluants est supprimé. Il devait
s'appliquer jusqu'au 31.12.2009. Seules les dépenses effectuées
en 2007 sont encore éligibles à ce dispositif.
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Solidarité
fiscale des époux
Au cours de leur vie commune, les époux et les partenaires
liés par un pacte civil de solidarité sont solidairement
tenus au paiement de l'impôt sur le revenu, de la taxe d'habitation
et de l'impôt de solidarité sur la fortune. Jusqu'à
maintenant, selon les situations (principalement lors d'une procédure
de divorce), seule l'administration fiscale pouvait, à titre
gracieux, limiter le paiement à une quote-part correspondant
à la situation personnelle du demandeur.
La loi de finances pour 2008 institue un véritable droit
à décharge de responsabilité solidaire en cas
de disproportion marquée entre la dette fiscale et la situation
financière et patrimoniale du demandeur. La demande peut
être effectuée lorsque :
- le jugement de divorce ou de séparation de corps a été
prononcé,
- la déclaration conjointe de dissolution ou la décision
unilatérale de dissolution du pacs a été
enregistrée,
- les intéressés ont été autorisés
à avoir des résidences séparées,
- l'un ou l'autre des époux ou partenaires a abandonné
le domicile conjugale ou la résidence commune.
La loi fixe le montant pour lequel la décharge est prononcée
pour chacun des trois impôts concernés. Ces nouvelles
dispositions s'appliquent aux demandes de décharges déposées
à compter du 01.01.2008.
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Fiscalité
des valeurs mobilières
Suppression de l'impôt de Bourse
L'impôt de Bourse, prélevé sur certaines transactions
de valeurs mobilières, est définitivement supprimé
pour les opérations effectuées à compter du
01.01.2008.
Dividendes d'actions : instauration d'un
prélèvement libératoire
A l'image de ce qui existe notamment pour les revenus d'obligations,
il est institué un prélèvement libératoire
forfaitaire sur les dividendes d'actions de sociétés
européennes. Le taux de ce prélèvement est
de 18 % (+ prélèvements sociaux). Ce prélèvement
s'applique sur option du contribuable et ne donne pas droit ni à
l'abattement forfaitaire de 40 %, ni à l'abattement fixe
annuel de 1 525 € (ou 3 050 € pour un couple) ni au crédit
d'impôt plafonné à 115 € (ou 230 €).
Cette dispostion s'applique aux dividendes perçus à
compter du 01.01.2008.
L'option peut être partielle. Dans ce cas, les dividendes
n'ayant pas fait l'objet de l'option pour le prélèvement
libératoire sont exclus du bénéfice de l'abattement
de 40 %, de l'abattement annuel et du crédit d'impôt
plafonné.
Revenus d'obligations : relèvement
du taux du prélèvement libératoire
Conséquence de la mesure prévue pour les dividendes
d'actions (voir ci-dessus), le taux du prélèvement
libératoire appliqué aux revenus d'obligations (et
revenus assimilés) est relevé à 18 % (+ prélèvements
sociaux).
Cette dispostion s'applique aux revenus perçus à
compter du 01.01.2008.
Plus-values : relèvement du seuil
de cession imposable et du taux d'imposition
Le seuil de cession de valeurs mobilières au-delà
duquel les plus-values sont imposables est relevé à
25 000 € pour l'imposition des revenus de 2008 (autrement dit,
pour les cessions réalisées à compter du 01.01.2008).
Le taux d'imposition des plus-values sur valeurs mobilières
est relevé à 18 % (+ prélèvements sociaux).
Cette mesure s'applique également aux cessions réalisées
à compter du 01.01.2008.
Stock-options : deux nouvelles contributions
sociales
Il est instauré :
- une contribution patronale de 10 % sur la valeur des options
et actions gratuites attribuées à compter du 16.10.2007
(en pratique, il s'agit d'appliquer un prélèvement
de 10 % assis sur 25 % de la valeur des actions sur lesquelles
portent les options) ;
- une contribution salariale de 2,5 % sur le montant de la plus-value
réalisée lors de la levée d'options (dite
plus-value d'acquisition) ou de la cession d'actions gratuites
réalisée à compter du 16.10.2007.
Traitements et salaires
: dons de matériels informatiques
La remise gratuite par l'employeur à ses salariés
de matériels informatiques et de logiciels nécessaires
à leur utilisation entièrement amortis (licences de
logiciels d'exploitation type Windows, par exemple) et pouvant permettre
l'accès aux services de communication électronique
est exonérée d'impôt sur le revenu et de cotisations
sociales dans la limite d'un plafond annuel de 2 000 €.
Ces dons échappent donc à la règle de droit
commun des avantages en nature. Ce dispositif institué désormais
de façon permanente s'applique à compter de l'imposition
des revenus de 2007.
Adhésion à
un centre de gestion agréé : aménagements
Adhésion possible des non professionnels
Les contribuables qui disposent de revenus non professionnels imposés
dans la catégorie des BNC au régime de la déclaration
contrôlée (de droit ou sur option) et dans la catégorie
des BIC (soumis au régime du bénéfice réel)
peuvent désormais adhérer à un centre ou une
association de gestion agréée.
Dérogation spécifique pour l'imposition des
revenus de 2007
Un aménagement exceptionnel est accordé aux professionnels
soumis aux BIC, aux BNC ou aux BA qui adhéreront à
un centre de gestion agréé avant le 31 janvier 2008,
afin que cette adhésion soit prise en compte pour leur déclaration
des revenus de 2007. Les contribuables concernés pourront
ainsi bénéficier de la dispense de majoration de 1,25
% pour le calcul de l'impôt sur le revenu.
[Note : cette mesure est prise pour répondre
aux souhaits de nombreux contribuables non adhérents d'un
centre de gestion agréé ou d'une association de gestion
agréée qui n'ont pas pris conscience de l'application
de cette majoration de 25 % lorsqu'ils ont reçu en septembre
leur avis d'imposition sur les revenus perçus en 2006. Cet
aménagement a donc été opéré
pour tenir compte des délais d'adhésion (3 mois) et
pour ne pas subir de nouveau ce relèvement de l'impôt
l'année suivante.]
Impôt de solidarité
sur la fortune
Revalorisation du barème
Le barème de l'impôt de solidarité sur la fortune
pour 2008 s'établit comme suit :
| Fraction de la valeur
nette taxable du patrimoine |
Taux d'imposition |
Jusqu'à
770 000 €
Entre 770 000 et 1 240 000 €
Entre 1 240 000 et 2 450 000 €
Entre 2 450 000 et 3 850 000 €
Entre 3 850 000 et 7 360 000 €
Entre 7 360 000 et 16 020 000 €
Au-delà de 16 020 000 € |
0 %
0,55 %
0,75 %
1,00 %
1,30 %
1,65 %
1,80 % |
Transmissions d'entreprises : assouplissement de certaines
dispositions
Les titres de société qui font l'objet d'un engagement
collectif de conservation sont, sous certaines conditions, exonérés
d'ISF à concurrence de 75 % de leur valeur. Certaines conditions
de ce dispositif sont assouplies.
Ainsi, la durée de cet engagement collectif est-elle ramenée
à 2 ans, au lieu de 6 ans auparavant. Cet engagement
collectif réduit est toutefois compensé par l'instauration
d'une obligation individuelle de conservation des titres pendant
4 ans. Les opérations de restructuration pendant cette
période de conservation individuelle sont autorisées
dès lors que les titres reçus en contrepartie sont
conservés jusqu'au terme de l'engagement.
En outre, la durée d'exercice d'une fonction de dirigeant
imposée à l'un des associés signataires de
l'engagement collectif est réduite à 5 ans (au
lieu de 6 actuellement).
Ces dispositions s'appliquent dans les faits depuis le 26.09.2007.
Réduction d'ISF pour investissements dans une PME :
élargissement du champ d'application
Le dispositif de réduction d'ISF au titre des investissements
dans le capital d'une PME, adopté cet été (loi
en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat, loi dite
TEPA ou "paquet fiscal"), est aménagé.
Ainsi, l'avantage peut-il désormais bénéficier,
sous certaines conditions, aux chefs d'entreprise, ou à leurs
proches (conjoint, concubin), qui investissent dans leur propre
entreprise.
En outre, les investissements via la souscription de parts de FCPI
(fonds commun de placement dans l'innovation) et de FCPR (fonds
commun de placement à risque) sont désormais éligibles
à cette réduction (seuls les investissements directs
et les investissements via un fonds d'investissement de proximité-FIP
étaient jusqu'alors éligibles). Le taux de la réduction
est de 50 %.
Au sein du plafond global de réduction de 50 000 €,
le plafond de réduction en cas de souscription à un
ou plusieurs de ces 3 fonds (FIP, FCPR, FCPI) est fixé à
20 000 € (contre 10 000 € auparavant pour les
seuls FIP).
Exonération d'ISF pour investissements dans une PME
: élargissement du champ d'application
Les parts de FCPI et FCPR qui ont bénéficié
de la réduction d'ISF au titre des investissements dans les
PME sont également exonérés d'ISF au même
titre que les parts de FIP et les titres investis directement dans
les PME qui ont bénéficié de la même
mesure de réduction d'impôt.
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Successions et donations
Tarifs et abattements : revalorisation au 01.01.2008
Les barèmes et abattements applicables en matière
de droits de succession et de donation sont revalorisés de
1,3 % au 01.01.2008.
De plus, oubliés par les dispositions de la loi "TEPA"
(voir ci-dessus), les abattements suivants sont, désormais,
également revalorisés chaque année :
- abattement de 76 000 € appliqué aux donations entre
époux et entre partenaires pacsés,
- abattement de 30 000 € appliqué aux donations en
faveur des petits-enfants,
- abattement de 5 000 € appliqué aux donations en
faveur des arrière-petits-enfants,
- et abattement de 1 500 € appliqué à défaut
de tout autre abattement.
Les montants applicables en 2008 sont donc les suivants :
| Abattements
revalorisés |
|
Transmission en ligne directe ou au profit des handicapés
Transmission entre frères et soeurs
Transmission au profit de neveux et nièces
Transmission en faveur d'arrière-petit-enfant
Donation entre époux et partenaires pacsés
Donation au profit de petits-enfants
Abattement applicable à défaut de tout autre
abattement
Dons familiaux de sommes d'argent*
* L'abattement appliqué aux dons
familiaux sous condition d'emploi
des sommes données pour la création d'une PME
reste fixé à 30 000 €
|
151 950
€
15 195 €
7 598 €
5 065 €
76 988 €
30 390 €
1 520 €
30 390 € |
| Droits de
succession et de donation applicables en ligne directe |
| Fraction nette taxable |
Taux d'imposition |
Jusqu'
à 7 699 €
Entre 7 699 et 11 548 €
Entre 11 548 et 15 195 €
Entre 15 195 et 526 760 €
Entre 526 760 et 861 050 €
Entre 861 050 et 1 722 100 €
Au-delà de 1 722 100 € |
5 %
10 %
15 %
20 %
30 %
35 %
40 % |
| Droits de
donation applicables entre époux et partenaires d'un
Pacs |
| Fraction nette taxable |
Taux d'imposition |
|
Jusqu' à 7 699 €
Entre 7 699 et 15 195 €
Entre 15 195 et 30 390 €
Entre 30 390 et 526 760 €
Entre 526 760 et 861 050 €
Entre 861 050 et 1 722 100 €
Au-delà de 1 722 100 €
|
5 %
10 %
15 %
20 %
30 %
35 %
40 % |
Droits de
succession et de donation
applicables entre frères et soeurs (sauf cas d'exonération) |
| Fraction nette taxable |
Taux d'imposition |
|
Jusqu'à 23 299 €
Au-delà de 23 299 €
|
35 %
45 % |
Dons familiaux de sommes d'argent : extension de la liste
des bénéficiaires
Les dons familiaux de sommes d'argent sont exonérés
de droits de donation à hauteur désormais de 30 390
€ (voir tableau ci-dessus), sous conditions d'âge du
donateur et du donataire. La loi de finances pour 2008 élargit
la liste des bénéficiaires. Ces dons peuvent être
faits au profit :
- d'un enfant, petit-enfant ou arrière-petit-enfant,
- ou, à défaut d'une telle descendance, à
un neveu ou une nièce, ou, désormais, par représentation,
à un petit-neveu ou une petite-nièce.
Transmission d'entreprises : assouplissement de certaines
dispositions
En cas de transmission d'une entreprise, certaines conditions d'exonération
de droits de mutation sont assouplies. Ainsi :
- l'engagement individuel pour les héritiers, donataires
ou légataires, de conserver les biens affectés à
l'exploitation de l'entreprise est ramené de 6 à
4 ans,
- et la durée durant laquelle un des héritiers,
légataires ou donataires, doit exercer au sein de l'entreprise
une fonction de direction est ramenée de 5 à 3 ans.
Ces dispositions s'appliquent dans les faits depuis le 26.09.2007.
En outre, la loi de finances rectificative pour 2007 autorise,
sans remise en cause des avantages fiscaux acquis, la donation à
des descendants (enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants)
des titres ou des biens qui font l'objet de l'engagement individuel
évoqué ci-dessus, dès lors que le ou les donataires
poursuivent l'engagement jusqu'à son terme.
Suppression du droit de partage
À compter du 01.01.2008, le droit de partage de 1,1 % est
supprimé pour les opérations de partage provenant
d'une indivision ordinaire dans le cadre familial.
Redevance audiovisuelle
L'exonération de redevance audiovisuelle est maintenue
en 2008 pour les personnes âgées de plus de 69 ans
au 1er janvier 2008, non imposables à l'impôt sur le
revenu et à l'ISF.
[Note : durant les débats du projet
de loi de finances pour 2008, les parlementaires n'étaient
pas revenus sur la fin programmée en 2008 de ce régime
d'exonération. Par la suite, dans le cadre de la loi de finances
rectificative pour 2007, les parlementaires ont tout de même
adopté un dégrèvement de 50 % en 2008 avant
un retour à la normale en 2009. Finalement, sur demande de
l'Élysée, les parlementaires ont finalement prorogé
l'exonération totale pour 2008 et se sont engagés
à réexaminer la question l'an prochain. Cette disposition,
qui ne devrait plus maintenant être contestée, est
insérée dans le projet de loi sur le pouvoir d'achat
dont l'examen est en cours au Parlement].
Impôts locaux
Les personnes âgées sous certaines conditions (d'âge
et de ressources notamment) bénéficient actuellement
soit d'une exonération soit d'un dégrèvement
de 100 € de leur taxe foncière due au titre de leur
résidence principale.
Ces avantages pourront être maintenus malgré un hébergement
durable dans une maison de retraite ou un établissement de
soins dès lors que ces personnes conservent la jouissance
exclusive du logement en question et que celui-ci n'est pas loué.
Il est institué une mesure similaire en matière de
taxe d'habitation.
Ces dispositions sont applicables à compter des impositions
établies au titre de 2008.
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Mesures sociales
La loi de financement de la Sécurité sociale pour
2008 prévoit notamment :
- le relèvement à 7,5 % du taux de la CSG sur les
pensions de préretraite nouvellement servies à
compter du 11.10.2007 (au lieu de 6,60 % pour les pensions
ayant pris effet avant cette date) ;
- le prélèvement à la source des prélèvements
sociaux (CSG, CRDS, prélèvement social) sur les
dividendes d'actions ;
- l'instauration de franchises médicales (plafonnées
à 50 € par an) sur les médicaments, les actes
paramédicaux (50 centimes par boîte et par acte)
et les transports sanitaires (2 €) ;
- l'alignement de la durée de versement de l'indemnité
forfaitaire d'interruption d'activité des femmes artisans,
commerçantes ou exerçant une profession libérale
sur celle des salariées ;
- une modulation du montant de l'allocation de rentrée
scolaire en fonction de l'âge de l'enfant ;
- la suppression de la déclaration des revenus auprès
des caisses d'allocations familiales, lesquelles se feront
désormais communiquer ces données par les services
des impôts.
Par ailleurs, il est prévu :
- une revalorisation de 1,1 % des pensions de retraite du régime
général (et des revenus assimilés) au 01.01.2008
;
- une revalorisation de 1 % des prestations familiales au 01.01.2008
;
- une revalorisation de 50 € du complément de libre
choix de mode de garde de la prestation d'accueil du jeune enfant
(PAJE) pour les familles à revenus modestes ;
- et l'instauration d'une majoration unique (au lieu de 2 actuellement)
des allocations familiales fixée à 60 €.
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