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Le projet de loi de finances pour 2005, présenté
en Conseil des ministres le 22 septembre dernier, a été
examiné et adopté en première lecture par les
députés le 23 novembre. Voici les principales mesures
fiscales projetées intéressant les particuliers dont
certaines seraient applicables uniquement à compter de l'imposition
des revenus de 2005.
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Impôt sur le revenu
et prime pour l'emploi
Relèvement des limites des tranches
du barème de l'impôt sur le revenu
Les limites des tranches du barème de l'impôt 2005
applicable aux revenus 2004 sur le revenu devraient être revalorisées
de 1,7 % :
| Tranches en euros |
Taux d'imposition |
Jusqu'à 4 334
€
De 4 335 à 8 524 €
De 8 525 à 15 004 €
De 15 005 à 24 294 €
De 24 295 à 39 529 €
De 39 529 à 48 747 €
Au-delà de 48 747 € |
0 %
6,83 %
19,14 %
28,26 %
37,38 %
42,62 %
48,09 % |
Déclaration des revenus
La réduction d'impôt dont bénéficient
les contribuables déclarant leurs revenus par voie électronique
serait relevé à 20 €, contre 10 € prévu
initialement. Pour mémoire, cette disposition adoptée
l'année dernière s'applique à titre expérimental
au titre des années 2005 à 2007.
Prime pour l'emploi
Les seuils et limites de la prime pour l'emploi devrait être
revalorisés de 1,7 %, tandis que les limites de revenus professionnels
à partir desquels la prime est calculée progresseraient
de 2,3 %.
Exonérations diverses
Les primes versées par l'Etat aux sportifs médaillés
des jeux Olympiques et Paralympiques de 2004 à Athènes
ne seraient pas soumises à l'impôt sur le revenu.
Les indemnités versées sous quelle que forme que
ce soit aux victimes de l'amiante ou à leurs ayants droit
en application de l'article 53 de la loi de financement de la Sécurité
sociale pour 2001 ou par décision de justice seraient exonérées
d'impôt sur le revenu.
A compter de l'imposition des revenus de 2005, les salaires versés
aux enfants âgés de 21 ans au plus pendant leurs congés
scolaires ou universitaires seraient exonérés d'impôt
sur le revenu dans la limite de 2 fois le montant du SMIC mensuel.
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Impôt sur le
revenu : réductions et crédits d'impôt
Réduction d'impôt pour emploi à domicile
A compter de l'imposition des revenus de 2005, les plafonds de
dépenses ouvrant droit à réduction d'impôt
au titre d'un emploi à domicile serait relevé à
12 000 € pour le régime commun et à 20 000 €
pour les contribuables invalides ou ayant un invalide à charge.
Ce plafond serait majoré de 1 500 € par enfant et ascendant
âgé de plus de 65 ans à charge.
Crédit d'impôt pour frais de garde d'enfants
La réduction d'impôt pour frais de garde d'enfants
de moins de 7 ans changerait de régime fiscal et deviendrait
un crédit d'impôt à compter de l'imposition
des revenus de 2005.
Crédits d'impôt pour travaux dans la résidence
principale
Les divers crédits d'impôt pour travaux dans la résidence
principale seraient révisés et recentrés comme
suit et seraient applicables aux dépenses effectuées
entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009. Les dépenses
effectuées en 2004 restent donc soumises au régime
actuel.
A compter du 01.01.2005, il serait donc institué un crédit
d'impôt de :
- 15 % pour les acquisitions de chaudières à basse
température dans une résidence principale achevée
depuis plus de deux ans ;
- 25 % pour les acquisitions de chaudières à condensation
dans une résidence principale achevée depuis plus
de deux ans ;
- 25 % pour les acquisitions de matériaux d'isolation thermique
et d'appareils de régulation de chauffage dans une résidence
principale achevée depuis plus de deux ans ;
- de 40 % pour le coût des équipements de production
dénergie utilisant une source dénergie
renouvelable ou des pompes à chaleur dont la finalité
essentielle est la production de chaleur dans un logement achevé
ou acquis neuf ou en l'état futur d'achèvement.
Pour ces quatre types de dépenses, les montants ouvrant
droit au crédit d'impôt ne seraient pas modifiés
: 8 000 € pour un célibataire et 16 000 € pour
un couple (+ majorations familiales).
Par ailleurs, durant la même période d'application
(entre le 01.01.2005 et le 31.12.2009), il serait également
institué un crédit d'impôt de :
- 25 % pour les installations et remplacements d'équipements
spécialement conçus pour les personnes âgées
ou handicapées dans un logement achevé, acquis neuf
ou en état futur d'achèvement ;
- 15 % pour les travaux de prévention des risques technologiques
;
- 15 % pour les acquisitions d'ascenseurs pour les immeubles
collectifs achevés depuis plus de deux ans.
Pour ces trois types de dépenses, les montants ouvrant droit
au crédit d'impôt seraient de 5 000 € pour une
personne seule et 10 000 € pour un couple (+ majorations familiales).
Des textes à paraître au Journal officiel fixeront
les caractéristiques des équipements et des dépenses
concernées par ces crédits d'impôt.
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Prêt à
taux zéro : aménagement du dispositif
Entre le 01.01.2005 et le 31.12.2009, le prêt à taux
zéro serait remplacé par un système de crédit
d'impôt accordé aux établissements bancaires.
Pour le particulier, le changement est sans effet, cette offre de
prêt particulière continuerait donc d'exister. Les
conditions de son octroi serait toutefois révisées
:
- affectation du logement à l'usage d'habitation principale,
- financement d'un logement neuf ou ancien (le taux de 35 % du
coût destiné à des travaux d'amélioration
serait supprimé),
- prêt accordé (sauf cas d'exemption) aux personnes
physiques n'ayant pas été propriétaires de
leur résidence principale au cours des deux dernières
années précédant l'offre de prêt,
- montant total des ressources à prendre en compte obligatoirement
inférieur à 38 690 €,
- montant de l'avance remboursable sans intérêt plafonné
à 32 500 €, montant majoré de 50 % dans les
zones urbaines et sensibles, les zones franches et urbaines et
les zones d'orientation pour l'aménagement et le développement
du territoire (les caractéristiques financières
et les conditions d'attribution de l'avance doivent être
précisées par décret).
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PACS : aménagement
du régime fiscal
Impôt sur le revenu
A compter de l'imposition des revenus de 2004, les personnes pacsées
seraient soumises à imposition commune dès la conclusion
du pacte.
En cas de rupture au cours de l'année de conclusion du pacte
ou de l'année suivante pour un motif autre que le mariage
des partenaires ou le décès de l'un d'entre eux, chacun
des partenaires serait imposé en son nom propre au titre
de l'année de la conclusion du pacte et celle de sa rupture,
et serait de ce fait soumis à une déclaration rectificative
pour les revenus dont il a disposé au cours de l'année
de souscription du pacte.
Lorsque le mariage de partenaires pacsés intervient au cours
de l'année civile de la rupture du pacte ou de l'année
suivante, les contribuables feraient l'objet d'une imposition commune
au titre de l'année de sa rupture et de celle du mariage,
et procèderaient de ce fait à une régularisation
des déclarations effectuées au titre de l'année
de la rupture.
Donations / successions
Le bénéfice de l'abattement et du barème spécifique
aux donations entre partenaires serait applicable dès la
conclusion du pacte.
Parallèlement, pour les successions ouvertes à compter
du 01.01.2005, serait étendu, sous les mêmes conditions
que celles applicables au conjoint marié, le bénéfice
de l'abattement de 20 % sur la valeur vénale de la résidence
principale occupée par le partenaire lié au défunt
par un Pacs.
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Donations et successions
Droits de succession
L'abattement applicable aux donations ou successions en ligne directe
ainsi que celui applicable aux personnes handicapées devrait
être porté de 46 000 € à 50 000
€ à compter du 01.01.2005.
Le projet de loi prévoit d'instituer un abattement spécifique
global de 50 000 € sur l'actif net taxable de la succession
transmise en ligne directe (aux enfants ou aux ascendants et/ou
au conjoint). Cet abattement se répartirait entre les bénéficiaires
de la succession au prorata de leurs droits.
Dispositions diverses
Comme pour les victimes du Sida ou de la maladie de Creutzfeldt-Jacob,
les indemnités versées au titre des réparations
des préjudices subis aux personnes atteintes d'une pathologie
liée à une exposition à l'amiante seraient
déductibles de l'actif successoral.
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Impôt de solidarité
sur la fortune
Le barème de l'impôt de solidarité sur la fortune
serait révisé et s'établirait comme suit à
compter du 1er janvier 2005 :
| Fraction de la valeur
nette taxable du patrimoine |
Taux d'imposition |
N'excédant pas
732 000 €
732 001 - 1 180 000 €
1 180 001 - 2 339 000 €
2 339 001 - 3 661 000 €
3 661 001 - 7 017 000 €
7 017 001 - 15 255 000 €
Supérieure à 15 255 000 € |
0 %
0,55 %
0,75 %
1,00 %
1,30 %
1,65 %
1,80 % |
En outre, il est prévu pour les années suivantes
d'indexer le relèvement des limites des tranches du barème
de l'ISF à celui des tranches du barème de l'impôt
sur le revenu.
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Assurance-vie
A compter du 01.01.2005, il est prévu de substituer aux
contrats DSK de nouveaux contrats investis en supports dont l'actif
est composé d'actions à hauteur au moins de 30 % et,
pour certains d'entre eux, investi à hauteur au moins de
10 % en actions de sociétés non cotées. Cette
nouvelle catégorie de contrats bénéficierait
de la même fiscalité que les contrats DSK. Il ne serait
bien sûr plus possible de souscrire de contrat DSK. Il serait
néanmoins possible, jusqu'au 01.01.2006, de transférer
vers ces nouveaux contrats tout en gardant l'antériorité
fiscale des contrats DSK existants et des contrats classiques souscrits
après le 01.01.2003.
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PEA
A compter du 01.01.2005, le plan d'épargne en actions serait
également ouvert aux titres de sociétés et
d'OPCVM établis dans les Etats membres de l'Espace économique
européen ayant conclu avec la France une convention fiscale
contenant une clause destinée à lutter contre la fraude
ou l'évasion fiscale.
En pratique, seuls l'Islande et la Norvège répondent
à ces critères.
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Redevance audiovisuelle
Le projet de loi prévoit un adossement de la redevance audiovisuelle
à la taxe d'habitation. La redevance serait due à
raison de la détention d'un appareil de réception
destiné à l'usage privatif du foyer. Une seule redevance
serait due par foyer quel que soit le nombre d'appareils détenus
et de résidences.
Les conditions d'exonération de la redevance audiovisuelle
seraient alignées sur celles de la taxe d'habitation. Les
personnes qui perdraient le bénéfice de l'exonération
du fait de cet alignement seraient toutefois maintenues dans le
dispositif antérieur jusqu'en 2007 compris.
Pour 2005, le montant de la redevance audiovisuelle serait fixé
à 116 € pour la France métropolitaine et à
74 € dans les départements d'outre-mer.
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