Les droits de succession et de donation sont calculés par le fisc au vu des renseignements qui lui sont communiqués. Les biens imposables ayant fait l’objet d’une transmission à titre gratuit doivent donc être déclarés par les bénéficiaires.
Conjoint survivant, partenaire pacsé, héritiers et légataires (ou leurs représentants légaux) doivent souscrire cette déclaration détaillée sur imprimés spéciaux :
Contenu : identité du défunt, des héritiers et légataires, date du décès, lien de parenté, donations antérieures, énumération et estimation de l’actif successoral et du passif.
Mise en demeure : majoration de 40 % en l’absence de déclaration dans les 90 jours d’une mise en demeure.
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En principe, dans les 6 mois du décès :
Moyennant intérêts, il est possible d’obtenir un paiement fractionné ou différé dans certains cas.
Les modalités de paiement fractionné ainsi que le calcul du taux des intérêts exigibles en cas de paiement fractionné ou différé des droits d’enregistrement ont été modifiés en 2015.
Paiement fractionné, en plusieurs versements égaux et à intervalles de 6 mois au plus. Mais la période maximale des versements est ramenée de 5 ans à 1 an, et le nombre des versements, auparavant plafonné à 10, est désormais limité à 3. Quant au délai spécial accordé lorsque l’actif héréditaire comprend au moins 50 % de biens non liquides, il est limité à 3 ans au lieu de 10 auparavant. Par ailleurs, les biens non liquides comprennent désormais les objets d’antiquité, d’art ou de collection.
Paiement différé de 6 mois ouvert à tous les héritiers si la succession comporte des biens en nue-propriété ou un immeuble grevé du droit viager d’habitation et d’usage réservé au conjoint, ou encore donne lieu à attribution préférentielle d’une exploitation agricole.
Paiement différé pendant 5 ans, puis fractionné sur 10 ans, en cas de transmission (inclus par donation) d’entreprises individuelles ou titres de sociétés non cotées.
Le taux d’intérêt applicable en cas de paiement différé ou fractionné des droits d’enregistrement cesse d’être fixé en fonction du taux de l’intérêt légal. Depuis le 01.01.2015, il est déterminé à partir du taux effectif moyen pratiqué par les établissements de crédit pour des prêts immobiliers à taux fixe consentis aux particuliers. Le taux pris en compte est celui du 4e trimestre de l’année précédant celle de la demande du crédit et réduit d’un tiers (à la première décimale).
Ainsi pour les demandes formulées en 2016, le taux s’élève à 1,90 % (le taux effectif moyen étant de 2,97 % au 4e trimestre 2015).
Le taux réduit applicable à certaines transmissions d’entreprises demeure fixé au tiers du taux général, soit à 0,60 % en 2016.
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Les donations donnent lieu à une déclaration (présentation à la formalité d’enregistrement) :
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Comme pour les droits de succession, le paiement est effectué lors du dépôt de la déclaration.
Cependant, à la différence des droits de succession :
Concernant les dons manuels, spontanément révélés à l’administration, le donataire peut choisir d’acquitter les droits de mutation à titre gratuit soit dans le mois qui suit leur révélation, soit, sur option formulée lors de la révélation du don, dans le mois qui suit le décès du donateur.
Les droits sont calculés sur la valeur du don manuel au jour de sa déclaration ou sur sa valeur au jour de la donation si celle-ci est supérieure. Le tarif et les abattements applicables sont ceux en vigueur au jour de la déclaration.
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