Plus-values sur valeurs mobilières

Les plus-values sur valeurs mobilières réalisées par les particuliers sont soumises au barème progressif de l’IR.

1. Plus-values imposables

Les sommes reçues par les associés lors d’un rachat, depuis 2015, par une société de ses propres titres, dans le cadre de la gestion de leur patrimoine privé, relèvent toutes du seul régime des plus-values sur valeurs mobilières. Auparavant, seuls les rachats effectués en vue d’une attribution aux salariés relevaient de ce régime.

Remarque

Certaines plus-values sur valeurs mobilières relèvent d’un autre régime. Exemples : cessions de titres de sociétés soumises à l’IR où le cédant exerce son activité professionnelle : plus-values professionnelles ; plus-values sur cession de titres de sociétés immobilières non cotées, passibles de l’IS : plus-values sur valeurs mobilières et plus-values de titres de sociétés immobilières transparentes non soumise à l’IS : plus-values immobilières.

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2. Plus-values exonérées

Les plus-values sont exonérées si elles sont réalisées dans le cadre notamment d’OPCVM, d’un PEA ou d’un PEP.

Les plus-values provenant de la cession de titres d’organismes de placements collectifs (OPC) monétaires sont exonérés d’impôt à condition que le produit de la cession soit réinvesti dans un PEA “PME—ETI” dans le délai de 1 mois. Ce dispositif temporaire d’exonération concerne les cessions effectuées entre le 01.04.2016 et le 31.03.2017.

Remarque

Il s’agit précisément d’un report d’imposition qui se transforme en exonération au bout de 5 ans.

L’exonération peut être remise en cause en cas de retrait ou de rachat effectué sur le PEA “PME-ETI” dans les 5 ans suivant la date du versement effectué sur le plan. L’exonération est acquise avant l’expiration de ce délai de 5 ans en cas de licenciement, invalidité ou décès du contribuable ou de son conjoint (marié ou pacsé).

Remarque

    Jusqu’à l’imposition des revenus de 2013, un contribuable a pu, sous certaines conditions, demander à bénéficier d’un report d’imposition des plus-values qu’il réalisait à l’occasion de la cession de certains titres de sociétés, dès lors qu’il réinvestissait le produit de la cession dans des titres de même nature :

  • la cession devait porter sur des titres de sociétés soumises à l’IS ou à un impôt équivalent et ayant leur siège en France ou dans un autre État de l’Union européenne (+ Norvège, + Islande, + Liechtenstein),
  • les titres cédés devaient avoir été détenus pendant plus de 8 années pleines et représenter, pendant les 8 années précédant la cession, 10 % des droits de vote ou financiers de la société,
  • le remploi doit être effectué dans les 24 mois et à hauteur de 50 % du montant de la plus-value réalisée nette de prélèvements sociaux.

Après 5 ans de détention des titres acquis en remploi, la plus-value reportée est définitivement exonérée.

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3. Montant net imposable

Il est égal à la différence entre le prix de cession (- frais) et le prix d’acquisition ou la valeur au jour de la succession ou donation si acquisition à titre gratuit (+ frais, mais déduction faite des réductions d’IR Madelin obtenues), diminuée éventuellement du ou des abattements applicables.

L’abattement général pour durée de détention est égal à 50 % entre 2 et moins de 8 ans de détention, 65 % à partir de 8 ans.

La durée de détention est décomptée à partir de la date de souscription ou d’acquisition des titres cédés.

Remarque

L’abattement s’applique également aux plus-values de cession de titres d’OPCVM ou autres placements collectifs respectant un quota d’investissement de 75 % de leurs actifs en titres de sociétés ou droits portant sur ces titres.

En revanche, l’abattement n’est pas applicable sur les gains de levée d’options (“stock-options”) et sur ceux réalisés par les bénéficiaires de bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE).

Remarque

Demeurent en revanche exclus du champ d’application des abattements (de droit commun ou renforcé) les gains réalisés depuis l’ouverture d’un PEA ou d’un PEA “PME-ETI” en cas de clôture du plan avant 5 ans ou après 5 ans lorsque la clôture dégage une perte imputable.

Enfin, les cessions de titres de PME par des dirigeants partant à la retraite bénéficient d’un abattement supplémentaire de 500 000 €, applicable avant l’abattement majoré.

Remarque

L’abattement fixe ne s’applique pas à l’avantage constaté lors de la levée d’options (“stock-options”) et aux gains réalisés par les bénéficiaires de bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE).

Remarque

Contrairement à la position de l’administration, le Conseil d’Etat a jugé que l’abattement pour durée de détention ne s’applique pas aux moins-values de cession de valeurs mobilières. Il a précisé au contraire qu’il s’applique au gain net après imputation des moins-values. L’administration a pris acte de ces décisions et modifié sa doctrine en conséquence

La moins-value subie au cours d’une année ou d’une année antérieure s’impute donc sur les plus-values imposables retenues avant application, le cas échéant, des abattements pour durée de détention. Le contribuable a en outre la faculté de répartir l’imputation de cette moins-value sur une ou plusieurs plus-values imposables de son choix.

Lorsque le résultat de cette imputation génère un solde positif, ce solde est, toutes les conditions requises étant bien évidemment remplies, réduit des abattements pour durée de détention.

En revanche, lorsque le résultat de cette compensation génère un solde négatif [reliquat de plus-value(s) imposable(s)], ce solde est reportable pour son montant brut et est imputable sur les plus-values de même nature réalisées au cours des années suivantes.

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4. Imposition au barème de l’IR

L’imposition est établie, sauf exception, au titre de l’année de la cession.

Les plus-values nettes imposables sont soumises au barème progressif de l’IR.

A l’impôt proprement dit s’ajoutent 15,5 % de prélèvements sociaux calculés sur le montant brut.

Remarque

Par exception, certaines plus-values sont soumises à une imposition forfaitaire. Il en est ainsi notamment des gains réalisés en cas de retrait ou rachat effectués sur un PEA avant expiration de la 5e année qui demeurent imposables au taux forfaitaire de 19 % ou 22,5 % (compte non tenu des prélèvements sociaux).

Les moins-values s’imputent sur les plus-values de même nature réalisées en priorité au cours de la même année d’imposition ou des 10 années suivantes.

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