Les successions internationales

Chaque État conserve ses dispositifs spécifiques : donation-partage et réserve héréditaire en France, contrat successoral en Allemagne, trust en Grande-Bretagne, etc. Cependant, les pays membres de l’UE sont parvenus à se doter d’une règle commune pour le règlement des succession.

1. Sur le plan civil : vers une simplification du règlement des successions

Ces problèmes s’avéraient extrêmement importants en pratique, compte tenu de la diversité des législations internes à chaque État. De nombreux pays, comme l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, appliquaient le principe dit “de l’unicité” qui prévoit que la loi successorale s’étend à l’ensemble des biens successoraux, quelle que soit leur situation. D’autres, tels que la France et le Royaume-Uni, utilisaient un système dit “de scission" soumettant les biens mobiliers successoraux à la loi du domicile du défunt et les biens immobiliers successoraux à celle de leur situation.

En droit interne français, les dispositions sont applicables aux successions ouvertes depuis le 17.08.2015. Cependant, 3 pays membres de l’UE ont fait jouer leur option de retrait et ne sont pas liés par le nouveau règlement : le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark.

La règle nouvelle apportée par le règlement de 2012 est de nature à être utilisée également en cas de conflit de lois avec un pays extérieur à l’Union européenne, sous réserve, bien évidemment, que ce pays en accepte le principe.

Remarque

Le règlement du 04.07.2012 donne aussi naissance au certificat successoral européen, qui permet aux intéressés de faire valoir sans autres formalités leur statut d’héritier ou d’administrateur de succession partout dans l’Union.

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2. Sur le plan fiscal : application des conventions internationales

Sur le plan fiscal, les problèmes de conflits de lois sont réglés par les conventions fiscales internationales.

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