Les dispositions communautaires visant à rapprocher les législations des États membres se sont affirmées essentiellement en matière de fiscalité indirecte (TVA, notamment). Pour le reste, la diversité demeure encore la règle, sous réserve de certaines avancées en matière de fiscalité de l’épargne
Une convention fiscale internationale est un traité liant deux Etats, relatif à tout ou partie de leur relations fiscales.
Les conventions fiscales internationales conclues entre la France et un autre État membre européen permettent d’éviter au contribuable :
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Exemples de conventions fiscales internationales signées par la France | |
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États |
Principaux impôts visés et conventions |
| Allemagne | Impôt sur les revenus, et impôt sur la fortune : convention du 21.07.59 (+ avenants du 09.06.69, du 28.09.89, du 20.12.2001 et du 31.03.2015) Droits de succession et donation : convention du 12.10.06 |
| Espagne | Impôt sur les revenus, impôt sur la fortune : convention du 10.10.95 Droits de succession : convention du 08.01.63 |
| Italie | Impôt sur les revenus, impôt sur la fortune : convention du 05.10.89 Droits de succession et donation : convention du 20.12.90 |
| Royaume-Uni | Impôt sur les revenus : convention du 19.06.2008 Droits de succession : convention du 21.06.63 |
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Chaque convention fiscale internationale conclue entre deux États concerne :
Chaque convention prévoit, notamment :
Notion de résidence
Le pays de résidence fiscale du contribuable, personne physique, permet, en principe, de connaître les règles d’imposition applicables. Il est déterminé selon certains critères, par ordre de priorité :
Du côté français, la France s’entend généralement :
Répartition du droit d’imposer
Les conventions fiscales internationales conclues avec la France prévoient, pour chaque catégorie de revenus, trois modalités d’imposition, qui sont les suivantes :
Principe de non-discrimination
Pour exemple, les conventions fiscales signées par la France avec l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni consacrent le principe de non-discrimination.
La clause de non-discrimination implique que, à situation égale, les ressortissants des États signataires bénéficient sur le territoire de l’autre État du même traitement, notamment fiscal, que les nationaux de cet État.
Par contre, cette règle ne signifie pas que les États signataires soient tenus de traiter de la même façon résidents et non-résidents.
Méthodes visant à éviter la double imposition
Deux méthodes permettent d’éviter qu’un revenu ne soit imposé une seconde fois dans l’État de résidence du contribuable : la méthode d’exonération et la méthode d’imputation.
1) La méthode d’exonération comporte deux variantes :
La France utilise généralement la méthode d’exonération avec progressivité lorsque les revenus sont imposables dans l’État de la source sans limitation.
Cette méthode d’exonération est également susceptible de s’appliquer en matière d’impôt sur les successions
2) La méthode d’imputation comporte également deux variantes :
En principe, la France utilise la méthode d’imputation ordinaire :
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